Jutice Papa Union Nationale
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Egalité parentale, séparation, divorce
 
Les dossiers de Justice Papa
   
 
SAP: SYNDROME D'ALIENATION PARENTALE
 
  3. Comment traiter le syndrome d'aliénation parentale?
   
 
L'intervention psychothérapeutique doit toujours être encadrée par procédure légale et doit pouvoir compter sur le support du milieu judiciaire (LAMONTAGNE, page 183, §1)
   
  Approches légales et thérapeutiques
 
 
Stade
Approche légale
Approche thérapeutique
     
I - Léger
aucune
aucune
     
II - Moyen
  • laisser la garde principale au parent aliénant.
  • Mandater un thérapeute pour servir de transition lors des visites et pour avertir le tribunal des manquements.
  • Assortir le refus du droit de visite de sanctions:
    1. une sanction financière (réduction de la pension alimentaire)
    2. une assignation à résidence (le temps correspondant à la visite)
    3. un court emprisonnement
  • En cas de désobéissance chronique et de récidive en dépit de l'emprisonnement, changer la garde de parent.
  1. Le thérapeute en charge de contrôler les visites doit être familier avec le syndrome d'aliénation parentale.
  2. Il doit appliquer un programme thérapeutique précis.
  3. il doit pouvoir reporter directement aux juges des manquements.
  4. le tribunal doit absolument faire exécuter les sanctions prévues.
     
III - Grave
  1. Transférer la garde principale au parent aliéné.
  2. Mandater un psychothérapeute pour exécuter un programme de transition.
  3. Ordonner éventuellement un site de transition.
Même approche que pour le stade moyen)
     
   
 

Traiter la maladie au stade I (léger)

En général, la simple confirmation par le tribunal qu'il a la garde principale fait cesser la campagne de dénigrement du parent aliénant (GARDNER3, §22)


Traiter la maladie au stade II (moyen)


L'enfant a généralement créé un lien plus fort avec le parent qui a assuré la continuité. Il est dès lors logique de ne pas lui enlever la garde principale de l'enfant.
Par contre, la menace de devoir payer une amende ou d'aller en prison peut suffire à remettre le parent aliénant dans le droit chemin tout en fournissant une excuse aux enfants leur permettant de ne pas trahir ce parent (GARDNER3, §29 à 31)


Traiter la maladie au stade III (grave)

Le seul salut pour l'enfant est le changement de garde. Le caractère définitif de cette mesure dépend du comportement du parent aliénant. Cette mesure doit être accompagnée d'un traitement psychologique d'autant plus compliqué que l'enfant ne veut pas coopérer (GARDNER3, §40)

Ce manque de coopération qui semble rendre impossible le changement de garde et la croyance très répandue qui veut qu'il ne vaille mieux pas enlever un enfant de sa mère ? dans le cas où elle serait le parent aliénant ? peu importe son degré de dérangement, explique la réticence des tribunaux à imposer une telle mesure (GARDNER3, §41)

Si le transfert des enfants directement chez le père s'avère impossible, on peut envisager le passage par un site de transition. Le programme de transition doit être suivi par un thérapeute mandaté par le court et à laquelle il doit avoir un accès direct concernant l'aide judiciaire et la production des ordonnances nécessaires au succès du plan (GARDNER3, §43)

   

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  Thérapie familiale dans le stade II (moyen)
   
 
(Résumé de l'article «Family Therapy of the Moderate Type of Parental Alienation Syndrome» de Richard A. GARDNER, 1999)
   
  Bases de la thérapie
   
 
La thérapie doit être prise en charge par un seul thérapeute. Celui-ci doit rencontrer et traiter tous les membres de la famille afin d'établir les liens entre ce que chacun dit (GARDNER2, §3)
Le traitement doit être ordonné par le tribunal et le thérapeute doit être en communication directe avec le tribunal (via un avocat spécialisé par exemple) Le parent aliénant doit être informé du fait que toute obstruction au traitement et tout non-respect du droit de visite sera immédiatement rapporté au juge par le thérapeute. Le tribunal doit absolument appliquer les sanctions prévues (GARDNER2, §4)
Le thérapeute doit être familier des méthodes autoritaires et contraignantes. De plus, dans ce type de traitement, la confidentialité traditionnelle doit être modifiée. En particulier, il peut révéler, à sa propre discrétion, toute information apprise lors du traitement à des tiers tels que le juge ou les avocats des deux parties (GARDNER2,§5)
   

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  Les sanctions
   
 

Toutes les sanctions doivent être prévues et développées dans le jugement. Il est important que le thérapeute, mandaté par le tribunal, connaisse exactement les menaces qu'il pourra utiliser dans le traitement. Ces sanctions doivent être applicables sans difficultés afin de préserver la crédibilité du thérapeute (GARDNER2, §7)
Les sanctions possibles, par ordre d'importance: (GARDNER2, §8 et 9)

  1. un rapport défavorable du thérapeute à l'adresse du tribunal
  2. une réduction de la pension alimentaire
  3. une astreinte
  4. la menace de transférer la garde principale à l'autre parent
  5. un séjour en prison

   

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  Conseils pour le traitement du parent aliénant
   
 
Ce parent suit souvent déjà une thérapie. Il a généralement le feeling pour choisir un thérapeute qui le soutiendra totalement dans sa cause et avec lequel il développe souvent une relation pathologique de type «folie à deux» Le tribunal ne doit pas interdire ce traitement mais imposer de suivre parallèlement le traitement imposé dans le jugement (GARDNER2, §11)
Typiquement, le parent aliéné va refuser d'être impliqué dans une thérapie imposée par le tribunal ou va, au contraire, faire preuve d'un grand intérêt tout en n'étant pas coopératif et en faisant tout ce qu'il est possible pour la saboter (GARDNER2, §12)
Le thérapeute doit faire son possible pour trouver un allié interne: un membre proche de la famille du parent aliénant qui se rend compte du fait qu'il va trop loin. La mère du parent aliénant fait un allié excellent, si le thérapeute arrive à l'enrôler. Elle peut amener le parent aliénant à lâcher prise en le persuadant que ses manúuvres sont désastreuses pour les enfants. Un tel allié est difficile a trouver car chacun a peur de devenir lui-même la cible du parent aliénant (GARDNER2, §13)

   
     
Motivations du parent aliénant
 
Réponse
     
1. Certains parent aliénant sont aveuglés par leur rage.
  Au niveau le plus superficiel, on essaye de leur faire apprécier l'importance du rôle de l'autre parent dans l'éducation des enfants et le fait que leur campagne de dénigrement destinée à atteindre l'autre parent contribue aussi à développer des pathologies chez les enfants (GARDNER2, §14)
 
   
2. Certains parents aliénant sont jaloux du fait que l'autre est engagé dans une nouvelle relation et eux pas. Le priver des enfants équivaut à lui enlever ce qu'il a de plus précieux au monde.
  Certains parents aliénant utilisent la campagne de dénigrement pour entretenir une certaine relation avec l'autre parent. Cette campagne demande en effet du temps et interfère continuellement avec la vie de l'autre parent. La meilleure chose à faire est de pousser le parent aliénant à reprendre sa propre vie en main, à trouver d'autres intérêts et à s'investir dans une nouvelle relation (GARDNER2, §15)

 

   
3. La colère peut être provoquée par des facteurs économiques.
  Si le thérapeute se rend compte qu'il y a de bonnes raisons de penser que les décisions concernant le volet financier ne sont pas juste et contribuent à la colère du parent aliénant, il doit le signaler au juge. Il ne doit en aucun cas aboutir à des conclusions en la matière et doit laisser ce soin à des experts (GARDNER2, §16)

 

   
4.Le coté maternel (paternel) sur-protecteur du parent aliénant est un facteur courant qui explique l'aliénation des enfants. Le monde est vu comme dangereux et le père (la mère) en particulier représente une source potentielle de danger.
  Ce symptôme peut être soigné par la thérapie. Toutes les sources de colère, liées ou non à l'autre parent, doivent être explorées (GARDNER2, §17)

 

   
5. Il arrive parfois que le parent aliénant décide soudain de déménager, de changer de ville ou de pays. Il peut prétexter avoir fait une rencontre amoureuse ou avoir une opportunité de travail.
  Le thérapeute doit essayer de découvrir s'il ne s'agit pas simplement d'une manúuvre de plus pour exclure les enfants de la vie de l'autre parent et, si c'est le cas, en avertir le juge. Dans tous les cas, il devra reconnaître qu'il est dans l'intérêt des enfants de rester dans leur environnement actuel, sous la garde de l'autre parent (GARDNER2, §18)
     

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  Conseils pour le traitement des enfants
     
1) Les enfants affirment souvent qu'ils seront maltraités s'ils se rendent chez le parent aliéné.
 
ATTENTION ! Prendre ces allégations au sérieux est un très mauvais service et antithérapeutique. Ce que les enfants disent vouloir n'est pas toujours ce qui est le mieux pour eux. Le thérapeute doit voir leur animosité comme superficielle et fabriquée pour s'attirer les bonnes grâces du parent aliénant. La bonne approche est de leur dire «Allons, ces choses ne sont pas arrivées. Parlons plutôt de la réalité, comme par exemple votre prochaine visite chez votre père (mère)» Il doit rappeler aux enfants qu'avant la séparation, ils avaient une bonne et profonde relation avec le parent aliéné (GARDNER2, §20 et 21)
 
     
     
2) Les enfants ne veulent pas aller chez le parent aliéné, ou y vont en justifiant leur décision par diverses raisons destinées à contenter le parent aliénant. «J'y vais uniquement pour son argent» ou «Si je n'y vais pas, il ne nous donnera plus d'argent et nous mourrons de faim»
 
Les enfants ont besoin d'une excuse pour se rendre chez le parent aliéné sans perdre l'affection du parent aliénant. Ils ont besoin de pouvoir lui dire qu'ils haïssent l'autre parent mais qu'ils y vont seulement pour lui éviter les sanctions du tribunal. Ils ne demandent qu'à y être forcés par quelqu'un qui les menace progressivement de ces sanctions. Le thérapeute doit jouer ce rôle, qui implique d'être accusé de les contraindre et de les manipuler cruellement. L'idéal est qu'ils aient fait l'expérience du fait que le tribunal est décidé à appliquer réellement les menaces de sanctions financières ou pénales utilisées par le thérapeute. L'enfant a seulement une vague idée de pourquoi il ne veut pas aller chez le parent aliéné. S'il n'a pas une raison précise pour y aller, il préfère subir cette restriction draconienne (GARDNER2, §22 à 33)
 
     
     
3) Il arrive souvent que les enfants plus âgés prennent en charge la programmation des enfants plus jeunes lors des visites chez le parent aliénant ? «dans le camp ennemi» Les plus âgés sont les premiers à manifester les symptômes du SAP. Il est classique que l'aîné soit dans le stade grave, le second dans le stade moyen et le cadet dans le stade léger.
 
La séparation donne moins de possibilité au parent aliénant d'atteindre l'autre parent. Programmer les enfants pour qu'ils soient irrespectueux, désobéissants ou turbulents lors des visites est un bon moyen de décharger sa haine. Si le parent aliénant a été dépeint comme incompétent, le grand croit qu'il doit assumer son rôle. S'il a été décrit comme dangereux, il se doit de protéger les plus petits. L'aîné peut relayer le discourt infamant du parent aliénant ou encourager les autres à voler ou à détruire des objets chez le parent aliéné. La meilleure approche consiste à organiser les visites de manière à séparer les enfants jusqu'au moment où chacun aura fait l'expérience que les terribles conséquences prédites d'aller seul chez le parent aliéné ne se réalisent pas (GARDNER2, §34 à 36)
 
     
     
4) Le moment de passer d'un parent à l'autre est particulièrement pénible pour l'enfant victime d'un SAP. Le conflit de loyauté est encore exacerbé si les deux parents sont présents.
 
Le bon endroit pour effectuer cette transition est le cabinet du thérapeute. Le parent aliénant apporte les enfants et y passe quelque temps avec le thérapeute. Les enfants restent ensuite un peu seuls avec le thérapeute. L'autre parent arrive enfin, passe un peu de temps avec les enfants et le thérapeute avant de repartir avec eux (GARDNER2, §37)
 
     
     
5) Il arrive que les enfants mentent, exagèrent, travestissent la vérité ou tentent de manipuler leur interlocuteur.
 
Le thérapeute doit décourager les enfants à vouloir faire plaisir à chacun des deux parents en lui disant exactement ce qu'il pense qu'il veut entendre à ce moment. Le thérapeute doit s'employer à dissiper tout mensonge. Il doit se montrer fort incrédule face aux allégations des enfants à l'encontre du parent aliéné. Une fois réfuté l'argument de l'enfant, il faut passer rapidement à autre chose. La prochaine fois, il faut insister sur le fait que l'allégation avancée ne s'est pas produite lors de la dernière visite (GARDNER2, §44)
 
   
 
Dans certains cas, il est nécessaire de moduler la durée des visites dans le temps. Le thérapeute devrait avoir l'entière liberté de prendre les décisions quant à l'extension et la fréquence des visites. Il est en effet impraticable de devoir retourner devant le tribunal chaque fois que le temps des visites doit être revu (GARDNER2, §39)

Le thérapeute doit voir un aspect du traitement comme un debriefing et une déprogrammation. Il faut aider l'enfant à se rendre compte qu'il a été victime d'un lavage de cerveau (ce qui est plus facile à faire comprendre à des enfants plus âgés) La technique consiste à lui parler en ces termes: «Je ne te demande pas d'utiliser mes mots. Je veux que tu fasses tes propres observations. Je veux que tu réfléchisses à ce qu'il s'est passé lors de ta dernière visite chez ton père (ta mère) et que tu te demandes si les choses que ta mère (ton père) a dites qu'il arriverait se sont réellement passées ou pas. Pendant ta prochaine visite, je veux que tu fasses attention et que tu arrives à tes propres conclusions concernant l'existence de tel danger ou de tel fait. Tu dis que tu es assez grand et assez intelligent pour te faire ta propre idée. Je suis d'accord avec toi. Les gens intelligents se font une idée en se basant sur leurs propres observations et non sur les affirmations d'autres gens, quels qu'ils soient. Exactement comme je t'ai demandé de me donner les preuves de ce que tu crois sur base de ce que tu as vu dans le passé, je te demande de me donner les preuves, la prochaine fois, après ta prochaine visite, sur la base de ce que tu auras vu et vécu toi-même.» (GARDNER2, §40 et 41)

Il arrive qu'une famille éclate en deux après une séparation accompagnée d'une campagne de dénigrement qui ait porté ses fruits sur une partie des enfants seulement (ou accompagnée de deux campagnes de dénigrement croisées) Les visites deviennent l'enjeu de chantages: les enfants vivant avec un parent vont visiter l'autre à condition que ceux vivant avec lui viennent chez le premier. De telles visites (« swap ») valent mieux que pas de visite du tout (GARDNER2, §42)

Tant que la garde n'a pas été statuée, la relation avec le parent qui lui est le plus psychologiquement proche est menacée. Une fois le jugement prononcé, l'enfant peut cesser sa campagne de dénigrement et profiter plus sereinement des moments passés avec le parent aliéné (GARDNER2, §45)
   

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  Conseils pour le traitement du parent aliéné
   
  Le parent victime d'un SAP est souvent perdu face à ce qui lui arrive à lui et à sa famille. Le thérapeute doit lui expliquer les mécanismes par lesquels se développe le processus du SAP. Plus il sera au courant de ce processus, mieux il sera armé pour le combattre (GARDNER2, §47
   
     
L'enfant manifeste de la haine à son égard
 
Le parent aliéné doit apprendre que l'inverse de l'amour n'est pas la haine mais l'indifférence. La campagne de dénigrement des enfants cache leur affection refoulée, aussi étrange que cela puisse sembler au parent aliéné (GARDNER2, §48)
 
     
     
L'enfant n'est pas coopératif
 
Le parent aliéné doit apprendre à ne pas attacher trop d'importance aux allégations des enfants à son égard et à tolérer leur animosité au moment de la transition. Parfois, cette animosité dure tout le temps de la visite. Le parent ne doit pas se décourage et ne voir en cette animosité que le résultat de la programmation du parent aliénant. Il doit apprécier le fait que nonobstant leurs protestations, ils viennent quand même en visite, ce qui signifie qu'ils en ont envie. S'ils ne voulaient réellement pas ? ce qui est le cas d'enfants au stade grave ? ils ne viendraient pas (GARDNER2, §49)
   
     
     
Il arrive fréquemment que l'enfant qui est sage et amical durant la visite fasse à un moment donné une crise de colère ou de rage.
 
Il faut voir cet épisode comme une représentation au bénéfice du programmeur et qui sera dûment rapporté à celui-ci. Il sera étendu à l'entièreté de la visite et aucune mention ne sera faite des 95% de bons moments restant. Parfois, cette crise provient de la colère générée par la confusion de l'enfant au sein du conflit des parents (GARDNER2, §50)
 
     
     
L'enfant l'accuse de fausses allégations
 
Le parent aliénant doit être aidé à détourner l'enfant de ses provocations hostiles vers des échanges plus sains et à ne pas insister sur le fait qu'une allégation est vraie ou fausse. Une simple et courte réplique suffit. On peut prendre une allégation du parent aliénant et lui demander s'il l'a lui-même réellement vécue. Le meilleur antidote aux illusions créées par le parent aliénant est une saine expérience vécue (GARDNER2, §51)
 
     
     
Le lien semble rompu
 
Parler du bon vieux temps, multiplier les activités et les échanges, entretenir les jeux «privés» qui rendent unique chaque relation (mots codés, chanson favorite...) (GARDNER2, §52)
 
     
     
Difficultés au moment de la prise en charge de l'enfant
 
Se faire accompagner par la police peut aider à rendre légitime le moment et l'heure de la prise en charge de l'enfant, tout en lui fournissant une excuse pour le parent aliénant (GARDNER2, §53)
   
   
 
Le parent aliéné ne doit pas oublier qu'une relation basée sur l'amour véritable est plus solide qu'une relation basée sur la peur. Il faut fournir à l'enfant un environnement dans lequel il sente qu'il peut exprimer toutes ses impressions et ses sensations, positives et négatives, au sujet de ses deux parents. Un environnement opposé à celui du parent aliénant... (GARDNER2, §54)
   

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  Le programme de transition dans le stade III (grave)
   
  Le site de transition
   
 
Selon les possibilités, on envisagera l'un des trois sites de transition suivants:
   
   
1) La maison d'un ami ou d'un proche ou une maison d'accueil
 
La maison d'un parent est à éviter. Cet ami ou le parent d'accueil doit être en de relativement bonnes relations avec l'enfant. Il doit être au courant de la gravité de la pathologie du parent aliénant. Il doit être assez fort pour interdire tout contact téléphonique avec ce parent et doit rapporter au tribunal tout manquement de celui-ci aux ordonnances (GARDNER3, §47)
 
 
 
2) Un home pour enfants
 
C'est là que sont hébergés les petits délinquants, les enfants abandonnés ou abusés. La surveillance y est plus organisée et le contrôle du comportement de l'enfant y sera plus facile. (GARDNER3, §50) Loin d'être idéal, cet endroit peut parfois avoir l'avantage de motiver un enfant à être plus coopératif (GARDNER3, §63)
 
 
 
3) L'hôpital psychiatrique
 
Le personnel soignant doit être au courant et en contact avec le tribunal (GARDNER3, §52)
   

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  Les phases de transition
   
 
Le but est de permettre à l'enfant de vivre l'expérience du fait que le parent aliéné n'est pas la personne dangereuse ou ignoble qui lui a été décrite (GARDNER3, §54)
   
 
Phase 1
 
L'enfant est placé dans le site de transition et est coupé de tout contact avec le parent aliénant. Il est graduellement mis en contact avec le parent aliéné lors de visites de plus en plus longues et fréquentes selon son accoutumance.
 
 
 
Phase 2
 
Toujours sans aucun contact avec le parent aliénant, l'enfant rend des visites de plus en plus longues dans la maison du parent aliéné, jusqu'à ce qu'il puisse envisager y vivre en permanence...
 
 
 
Phase 3
 
L'enfant vit chez le parent aliéné. Tout contact avec le parent aliénant est interdit et toute tentative est sévèrement punie (astreintes, emprisonnement, hospitalisation...)
 
 
 
Phase 4
 
Le parent aliénant reprend graduellement un contact téléphonique surveillé avec l'enfant, à condition qu'il contrôle son obsession de manipuler l'enfant.
 
 
 
Phase 5
 
Le parent aliénant rend des visites surveillées à l'enfant chez le parent aliéné, à condition de contrôler son animosité envers le parent aliéné.
     
     
     
Phase 6
  Si tout risque de reprogrammation a disparu, des visites courtes et contrôlées de l'enfant chez le parent aliénant peuvent être tentées.
     

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