Justice Papa Union Nationale
   J'ai autant droit à mon papa qu'à ma maman
Egalité parentale, séparation, divorce
    Lundi 6 Février 2012
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L'édito

Le projet de Loi sur le divorce :
l’admission comme un principe de base : la résidence alternée.

Nous ne pouvons en effet que nous féliciter de tout ce qui pourrait évoluer en ce sens sur le plan législatif.

Il en a été ainsi de la dernière loi de l’ancien Ministre SEGOLENE ROYALE qui a inscrit dans la loi et pour la première fois comme une option possible, la mise en place de la résidence alternée entre son père et sa mère de l’enfant issu du couple.

On ne pouvait donc que se réjouir d’une nouvelle réforme du divorce dans laquelle les défenseurs du principe d’égalité parentale entre père et mère, pouvaient espérer une nouvelle avancée en ce sens.

Les éditos     01 | 02 | 03 | 04 | 05 | 06 | 07 | 08 | 09 | 10 | 11 | 12

On aurait en effet pu enfin et une nouvelle fois espérer que les pères et les mères allaient enfin se retrouver sur un pied d’égalité dans l’intérêt de leurs enfants.

On peut en fin de compte se demander légitimement si l’on est encore une fois passé à côté de l’essentiel.

C’était pourtant l’occasion de remettre le Droit de la Famille à plat et enfin avancer sur les problèmes importants qui auraient permis à ce Droit sociologiquement fondamental eu égard à notre mode de vie, de se renouveler enfin sérieusement.

En effet, si une réforme du droit de la famille avait pu trouver notre agrément, et ce n’est pas sans l’avoir espéré, il aurait été question de se pencher plus sérieusement sur le sort des enfants plutôt que sur ce qui malheureusement semble intéresser prioritairement le grand public comme ce qui touche à la durée ou au coût des procédures.

Mais il pouvait pourtant sembler plus urgent de redéfinir la notion d’intérêt exclusif de l’enfant.

Il est donc important de considérer que cette redéfinition passe avant tout par la nouvelle place du père dans sa relation avec son ou ses enfants.

Nombres d’associations et notamment “JUSTICE PAPA” dont la devise “j’ai autant droit à mon papa qu’à ma maman” résume parfaitement son état d’esprit et s’y penche en permanence.

Malheureusement, force est de constater à la lecture de cette nouvelle loi qu’encore une fois, il n’en est rien.

Quand allons-nous enfin instituer cet intérêt exclusif de l’enfant comme une préoccupation de principe passant par la participation équivalente du papa et de la maman s’agissant de son éducation.

Force est tout de même de constater que la loi de l’ancien ministre SÉGOLÈNE ROYALE peu de temps avant celle-ci avait suscité une avancée certaine malgré ses limites.

Elle a en effet institutionnalisé en lui conférant une référence juridique, la notion de résidence alternée tant décriée voir ridiculisée par les adversaire irréductibles de la co-parentalité et de l’acceptation de cette idée toute simple selon laquelle un père a une place tout aussi importante que celle de la mère.

Désormais et du fait de cette institutionnalisation, la Justice, ne pourra plus répondre avec mépris ou condescendance aux demandes des pères qui veulent tout simplement s’occuper de leur enfants dans un cadre juridique que la loi n’a pas prévu.

Le système de la résidence alternée ne sera désormais plus considéré comme un “gadget” sollicité par un papa trop souvent soupçonné de ne formuler une telle demande que dans un unique but revanchard vis-à-vis de la mère.

L’enfant doit être au centre de la préoccupation du Droit de la Famille.

Malheureusement, et encore une fois une avancée est gâchée par l’opposition irréductible des adversaires de l’égalité parentale et de la co-parentalité et donc il faut bien le rappeler, des pères.

Ces derniers ont bien compris en effet que malgré leur opposition, ils ne pouvaient rien contre une telle évolution.

Il est en effet indéniable que la transformation de notre structure familiale passe nécessairement par la revalorisation du père auprès de son enfant..

Ils ont donc décidé d’axer leur stratégie sur la façon de limiter le plus possible les effets de ces avancées en faveur des père vis-à-vis de leurs enfants et donc en faveur de la co-parentalité.

Leur but n’est pas en effet l’intérêt de l’enfant, mais avant tout la place prédominante de la mère auprès de celui-ci en tant qu’il constitue un rapport de pouvoir social et économique indéniable.

Ils ont ainsi bien compris qu’ils ne pourront jamais obtenir le retrait de ce texte qui fait désormais parti de notre arsenal législatif.

C’est donc en tentant par tous les moyens de le rendre inopérant qu’ils ont décidé de le combattre.

Et ce texte, nonobstant l’espoir qu’il suscite en introduisant une formule égalitaire vis-à-vis de l’enfant, s’est arrêté en cours de chemin, vraisemblablement du fait des pressions de la part de ces adversaires de la co-parentalité, concept indissociable de la notion d’intérêt exclusif de l’enfant.

Ainsi, la possibilité de la mise en place de ce système équilibré qu’est la résidence alternée et qui est désormais légalement offerte à la Justice, n’est malheureusement qu’une alternative parmi les autres

Quand allons-nous enfin prendre conscience de ce que le principe essentiel du Droit de la Famille est de permettre avant tout à l’enfant de bénéficier de ses deux parents de façon équivalente ?

Quand allons-nous décider une fois pour toute que la première des dispositions à prendre est celle qui permet à l’enfant de garder proche de lui ses deux parents ?

Force est de constater que la vieille rengaine du soit-disant nécessaire accord total des parents déjà durablement utilisée par le passé pour s’opposer à l’exercice en commun de l’autorité parentale est de nouveau utilisée lorsqu’il est question cette fois-ci, de la résidence alternée.

On oublie trop souvent qu’en cas de séparation, divorce, rares sont les cas où un tel consensus existe.

Ne s’agit-il pas en fait de l’accord nécessaire de la mère car le père est en général de son côté toujours d’accord avec cette perspective ?

Quand le législateur et la Justice vont-ils enfin comprendre que tant que la mère se sentira en position de force vis-à-vis du père, elle va nécessairement en profiter ?

Il n’est pas question d’attribuer à la mère un penchant naturel en ce sens mais d’attirer l’attention sur le fait que lorsque l’on se sent en position de force, on en use et on en abuse.

Il ne s’agit donc pas d’opposer le père à la mère, mais de les prendre comme ils sont avec leurs défauts et leurs qualités et par cette démarche n’en favoriser aucun au départ.

Quand allons-nous en effet enfin comprendre que c’est justement en cas de désaccord même aigu entre le père et la mère que la mise en place d’un tel système de résidence alternée a justement toute son utilité.

N’a-t-on pas intérêt à composer lorsque l’on n’a pas plus de chance que l’autre d’obtenir gain de cause concernant son enfant.

La mère qui au départ n’est pas disposée à dialoguer avec le père ne sera-t-elle pas plus encline à le faire lorsqu’elle s’apercevra que ce qu’elle espère vis-à-vis de ce dernier n’est pas nécessairement acquis d’avance ?

Certes, les raisons qui guideront sa stratégie ne seront peut-être pas toujours les bonnes, mais l’essentiel n’en serait-il pas pour autant préservé car après tout, l’enfant fera-t-il la différence ?

Pourquoi irait-il chercher les raisons de l’un de ses parents pour un accord le concernant et qui est de nature à lui donner entière satisfaction ?

Peu importe que les raisons profondes de ce dialogue mis en place entre son père et sa mère le concernant ne soient pas pour au moins l’un d’entre-eux la prise de conscience de son intérêt exclusif.

L’essentiel n’est-il pas le dialogue ?

C’est ce qui nous motive avant tout dans cette lutte que nous menons aux côtés des pères.

Mais peut-être que les adversaires irréductibles de la co-parentalité l’ont justement trop bien compris et que c’est justement ce qui expliquerait leur opposition à admettre dans la loi la résidence alternée en tant que principe de base du Droit de la Famille.

Charles PIK
Vice Président de JUTICE PAPA Union Nationale

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Justice Papa est une association de défense du droit des pères en cas de divorce ou de séparation pour la défense de l'égalité parentale, de la parité parentale et du droit des enfants à vivre avec leurs deux parents. Au delà de la défense du droit du père, Justice Papa accueille dans ses permanences, des mères des femmes, des concubines se trouvant confrontées aux mêmes problèmes de non respect des droits parentaux que rencontrent les pères.

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